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 it takes two to get one in trouble.

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Wang C. Nye
PSEUDO : nuliya.
CÉLÉBRITÉ : lu han.
MESSAGES : 65
DATE D'INSCRIPTION : 28/05/2013
DISPONIBILITÉ RP : libre.
DOUBLE COMPTE : minute, papillon!
ÂGE : 26
DATE DE NAISSANCE : 26/02/1992
NATIONALITÉ : chinoise.
HUMEUR : calme.
EMPLOI : dealer, mais j'imagine que personne veut rendre ça trop officiel.
CÔTÉ ♥ : ta mère.
LIENS IMPORTANTS :
COIN PERSONNEL :
bow out, go. no, I said bow out, leave.
I said, take your bags and go.
'cause you're not for me.


MessageSujet: it takes two to get one in trouble.   Mer 29 Mai - 23:50


gimme a reason to keep my heart beating.



kimnamsun&wangchancenye





Mad Hatter: Ah thank goodness! Those are the things that upset me!
March Hare: See all the trouble you started?
Alice: But I didn't think...
March Hare: Ah, that's just it. If you don't think, then you shouldn't talk.




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pull me closer if you think you can hang.


Dernière édition par Wang C. Nye le Jeu 30 Mai - 14:26, édité 1 fois
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Wang C. Nye
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MessageSujet: Re: it takes two to get one in trouble.   Mer 29 Mai - 23:55

tenue.

Sa tête tombait négligemment dans le vide par à-coups quand on daigna poser le regard sur lui. Wang Nye. Le chinois, comme ils aiment souvent l’appeler. C’était vrai, il l’était. Mais ce qui lui posait un peu plus de soucis c’était qu’on lui attribuait cette nationalité par défaut, sans vraiment chercher à savoir si il l’était réellement ou s’il venait d’un autres pays. J’ai dit que ça posait un souci ? Oh, non. Il n’en avait strictement rien à faire, pour être honnête. Généralement quand on s’adressait à lui en disant hey, chinois il prenait un malin plaisir à leur taper des monologues d’introduction dans sa langue chinoise. Juste pour le plaisir de les déstabiliser un peu. Rien de bien méchant. Au moins, la fois prochaine ils y réfléchiraient à deux fois avant de venir lui parler à travers sa nationalité. Il n’était pas particulièrement un patriote dans l’âme, fier de ses origines. Mais une chose était sûre : se payer son ( si joli ) visage n’était permis par personne. Il n’acceptait pas ça. Pas même de sa mère adoptive. Comment pourrait-il le concéder à de parfaits étrangers qui le prenaient probablement pour un homme payé un bol de riz par jour pour faire des vêtements de marque plus ou moins connue qui se vendraient chers dans les pays occidentaux ? L’un des avantages ou des inconvénients qu’il y avait à changer de pays, était de se rendre compte de tous les préjugés que le reste du monde possédait à l’encontre de son pays natal. Cela n’était pas valable uniquement pour la Chine, bien entendu. Les États-Unis étaient touchés aussi. Eux qui se croyaient si puissants se révélaient en fait être de parfaits connards aux yeux du reste du monde. Chaque pays avait son compte. C’était ainsi.
Bien sûr, Nye en tant que Chinois avait un avis plutôt glacial sur le reste du monde.

Néanmoins, il avait appris à passer outre tout cela depuis quelques années déjà, et le vent de liberté qui soufflait contre son corps en Australie lui plaisait bien plus que toutes ses longues années dans son pays natal. Il pouvait sourire sans crainte de jugements excessifs. Il faisait ce qu’il voulait, en réalité. Et personne n’était là pour le regarder en coin ou venir le réprimander … Ou presque. Une main vint taper sur son épaule et le jeune garçon ouvrit les yeux péniblement, sortant avec difficulté de son état assoupi, pour voir la bibliothécaire. Il la trouvait carrément sexy, si son avis vous intéresse. Chignon en haut du crâne, lunettes rectangulaire posées au bout de son nez légèrement remonté. Peau pâle, yeux noirs … Bref, il la trouvait bonne. La paume de sa main vint frotter le coin de ses lèvres pour en ôter des traces de bave invisible et la belle aux bois dormant fut chassée de son palais du silence. Oh, non. L’héritier des Wang ne squattait pas un tel endroit pour avoir accès à ces milliers de livres poussiéreux. Ce qu’il aimait c’était le calme ambiant qui lui permettait de piquer un somme tranquillement. Ou du moins, jusqu’à ce que cette femme le trouve. Au début, elle était furieuse de le voir pioncer, là, comme ça. Cela dit, à présent elle se contentait simplement de le dégager gentiment. C’était un peu dommage. Il aurait bien aimé que la tigresse en elle se déchaîne et le fasse sortir sauvagement.
Au moins ça pourrait l’exciter un peu.

La luminosité du soleil vint agresser ses pupilles et son avant-bras vint automatiquement le protéger des rayons. Enfonçant ses mains profondément dans ses poches dès que ses paupières purent sauver ses prunelles de l’éclat de l’astre, il commença à descendre les escaliers de la bibliothèque un à un, se demandant bien ce qu’il allait pouvoir faire aujourd’hui. Samedi, samedi. Ce qu’il s’ennuyait ces jours-ci ! Le pire était le week-end. Rien à faire. Un pote pris avec sa nana, une amie prise avec une autre à faire du shopping – tout ça. Il finissait toujours tout seul. L’élève exemplaire qu’il était ayant déjà tous ses devoirs rédigés à l’avance et les thèses imprimées dans sa matière grise, il ne lui restait que du temps pour s’amuser. Le fait est qu’il ne savait pas comment le faire. Alors il revenait à faire la même chose depuis quelques week-ends. Traîner par là. Pioncer quelque part. Fournir ses clients quand ils l’appelaient. S’emmerder, puis dormir, traîner par là et mettre des lunettes de soleil pour pouvoir observer gentiment les corps des passantes sans se faire prendre. C’était laquelle la dernière nana qui avait eu l’honneur et le privilège de passer quelques heures dans son lit avant de se faire jeter, déjà ? Ah oui. Personne. Il préférait aller chez les gens. Wang Nye ne faisait pas entrer n’importe qui dans son lit et, en réalité, à part lui-même, personne n’avait jamais osé mettre un pied dedans. De toute façon, cette personne en question était soit suicidaire, soit inconsciente. Il y avait peu de choses que le blondin ne supportait pas – mais ce détail-ci en faisait indéniablement partie. Cela lui valait beaucoup de réprimandes. Se réveiller dans le lit d’une autre et filer à la douce le matin comme le voleur qu’il était. Souvent, les nanas le retrouvaient sur le campus et le chinois demandait à un de ses amis de venir pour jouer du violon histoire qu’il ait de quoi ravir ses oreilles entre deux sanglots d’une naïve et innocente stupide jeune fille.

C’est faux, il n’était pas ce genre de connard insensible. Disons qu’il estimait que dès qu’une fille n’avait pas assez d’estime pour elle-même pour attendre plus d’une demi-heure avant de lui lécher les amygdales alors qu’ils venaient à peine de se rencontrer, il pouvait faire ce qu’il voulait. Alors qu’elles viennent jouer les cœurs brisés comme s’ils avaient partagé quelque chose de grandiose. Fiou. Très peu pour lui. Un souffle s’évapora dans l’air ambiant à cette pensée. D’accord, il était définitivement insensible. Mais elles le cherchaient, après tout. Si elles ne lui sautaient pas dessus immédiatement comme des furies en manque dès le premier jour, peut-être un jour reconsidérerait-il l’idée de filer le matin.
… Non, il déconnait.

Ses deux mains poussèrent la porte d’un bar quelconque sans qu’il ne prête vraiment attention à l’endroit où il allait et il marcha droit jusqu’au comptoir, posant ses coudes dessus et se penchant sensiblement vers l’avant pour commander un simple soda – il n’était pas encore assez réveillé pour s’enfiler de l’alcool sans partir en vrille de suite. L’âme innocente qu’il était avait eu envie de rester simplement haut perchée sur un de ces tabourets en face du comptoir, mais il lui suffit d’un regard vers la droite pour changer d’avis. Son visage passa de normal à suicidaire. Oh non, encore ce … sa pensée ne put même pas s’achever. Deux secondes, il ne savait même pas son prénom ? Intéressant – non, en fait, mais il trouvait ça fascinant, en un sens. Nye était pratiquement sûr que son prénom était inconnu de ses lèvres, également. Après tout, vu ce qu’il prétendait, il devait avoir eu autre chose en bouche. Il leva ses yeux au ciel. Voilà qu’il faisait dans la blague, maintenant. Son visage se tourna à son opposé avant que le coréen ne l’aperçoive. Pas encore. Pas maintenant. Pas à peine sorti du lit ! … Les pupilles du chinois revinrent se poser sur le corps du non-désiré et il fronça les sourcils en le détaillant. Non, s’il avait eu du sexe avec ce gars, il s’en serait rappelé. C’était certain. Il n’avait pas franchement la gueule du type que l’on voulait oublier le lendemain matin. Et même. Sa première fois homosexuelle, ça l’aurait marqué, peu importe les litres d’alcools qu’il avait bu avant. D’ailleurs … Il ne se souvenait pas l’avoir déjà croisé quelque part. Quelle énigme … Mais énigme qu’il n’avait pas envie de résoudre. Son regard s’attarda sur son visage et c’est avec une lassitude lente qu’il tourna de nouveau la tête vers une table vide près de là où il était. Son verre dans les doigts, il se dégagea du comptoir et vint poser ses fesses sur la banquette en cuir, les yeux rivés vers la fenêtre donnant sur l’extérieur. La vue d’une fille en bikini ne lui fit étrangement rien maintenant qu’il respirait le même oxygène que ce faux gay infidèle et c’est en sentant une présence à côté de lui qu’il se permit de se plaindre à voix haute. «Je connais même pas ton prénom.
_ … Je m’appelle Chuck, monsieur. »
Nye arqua un sourcil. « Ah. » Le serveur. Quel con. «Désolé. » répondit-il simplement en tendant la monnaie au garçon avant de repartir dans sa contemplation de l’extérieur. Il commençait à devenir parano ou quoi ?

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Kim Nam Sun
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MessageSujet: Re: it takes two to get one in trouble.   Jeu 30 Mai - 14:22



    S'il était devenu comme ça, c'était de la faute de Saan, ce frère décédé, celui qu'il avait accidentellement tué. S'il avait perdu la tête, couper les ponts avec tout ce qui concerne son pays d'origine, c'était aussi de sa faute. Il pourrait l'accuser de nombreuses choses. Des choses totalement sordides, mais il l'accuserait tout de même parce qu'il fallait bien un coupable à toute cette histoire. Il lui en voulait vivant et il lui en voulait encore plus étant mort. Les souvenirs étaient doucement remontés à la surface, son cœur s'était serré et sans qu'il ne puisse se contrôler les larmes avaient coulées. Après sa mort, il avait commencé à détester tout ce dont auquel son frère était attaché, du plus petit détail au plus grand. Il n'aimait plus les animaux, ni même les ingrédients qu'il affectionnait tellement. Sa bouche embrassa sa jumelle, son corps se colla contre le sien. Le sexe était sa manière d'oublier tout ça, il avait beau faire comme si de rien était, par moment il était rongé par les remords et la solitude et même le simple fait d'embrasser lui rappelait le défunt. Il prit une certaine distance, ses bras de chaque côté de la tête de la jeune fille. « C'est quoi le problème ? » murmura-t-elle proche de sa bouche un petit sourire sur les lèvres. Le problème ? C'est qu'il avait horriblement envie de sa copine. Il lui embrassa la joue collant son bassin au sien, lui arrachant une petite plainte. Il laissa une main glisser le long de son épaule enfleurant la bretelle de sa robe volantée à fleur, de son bras, de ses hanches puis il la passa entre ses cuisses, la surprenant pour de bon. « Nam Sun ! » s'exclama-t-elle en le repoussant au niveau des épaules. « C'est quoi ton soucis ? » Oui, le problème, est qu'il avait envie de sa copine et que le sexe se trouvait être un sujet tabou pour la jeune fille. Le sexe pas avant le mariage, disait-elle en lui tirant timidement la langue. Religieuse débile, conservatrice de mes deux, lui arrivait-il de penser sous l'excès de la rage. Il avait beau essayer de respecter les choix de sa petite amie, par moments, il en avait vraiment envie, par moments, elle autorisait des petites caresses plus qu'inoffensives, mais jamais de pénétration. « Si tu continues comme ça je rentre. » Elle ne comprenait jamais le fait qu'il soit tentait de lui écarter les jambes. Ils se fixèrent un long moment, puis il cassa le contact. « Bien, rentre. » sa voix lourde, mais presque anodine. Ça ne servirait à rien, il tenterait de lui faire des avances tout au long de la soirée et peut-être même qu'il ne trouverait pas la force de s'arrêter. Il trouvera quelqu'un d'autre. Un mec ou une gonzesse beaucoup plus canon – voilà qu'il commençait à faire la tête – Elle soupira, caressa ses cheveux noirs puis elle lui fit embrasser la petite croix qu'elle avait autour du cou. « Je priais pour toi ce soir. » Nam Sun embrassa une seconde fois la croix, en esquissant un petit sourire. Il avait beau la tromper, être parfois brusque avec elle, il l'aimait plus que tout. Elle n'était pas comme les autres. Elle était simplette, croyait en son Dieu, blâmait Satan pour le caractère qu'il avait à son égard, elle était même très bonne cuisinière et très douce dans tout ce qu'elle pouvait bien faire. La petite amie parfaite. Il posa un nouveau baiser sur ses lèvres, la croix toujours entre leurs deux bouches. Il ne voulait pas lui faire du mal, mais il en lui faisait atrocement. Avant qu'elle ne s'éclipse, elle lui conseilla bien de ne pas trop boire et surtout de ne pas rentrer trop tard en lui tenant fortement les mains. Oui, maman.

    Il entra à nouveau dans le bar, reprit place devant le comptoir et demanda un second verre de whisky. Il eut une brève discussion avec le barman concernant son boulot, il lui fit même remarquer qu'il commençait à avoir des cernes. Nam Sun eut un petit rire en lui expliquant qu'il avait pas mal de défilé en ce moment et qu'il ne savait plus ou donner de la tête. Chose totalement vrai. Il se levait tôt pour se faire maquiller, répétait en début d'après-midi. Le soir tombé, il défilait et en fin de soirée jusqu'à l'aube il se présentait au after avec des collègues et la journée recommençait avec des séances photos ou tout simplement les cours. Ce rythme le tuait, il s'était même demandé s'il ne devait pas arrêter pour pouvoir se concentrer sur sa carrière. Après tout, il devenait un modèle important au sein de l'agence, il avait attrapé une certaine notoriété et les magazines se l'arrachait. Il enchaîna avec encore quatre verres et soupira longuement, un soupir qui se disait épuisé. Il ne remarqua même pas la présence du nouveau venu, son regard noyait au fond de son verre dans l'espace de quelques longues minutes.
    Puis il retomba sur Terre, il tourna la tête sur le côté et ce qu'il vit le fit doucement sourire. Depuis combien de temps était-il là ? Il venait d'arriver ? L'hypothèse du : « peut-être que je n'y ai pas fait gaffe » lui frôla l'esprit pendant l'espace d'une petite seconde. Son coup d'un soir se trouvait juste là, il lui suffisait de tendre les bras pour effleurer la peau de son bras. Il prit une grosse inspiration, fit même l'effort d'ouvrir la bouche, mais à ce moment exact, le garçon se déplaça. Au final, peut-être qu'il ne l'avait pas remarqué. Il ébouriffa les cheveux, cette fois-ci il opta pour une bière blonde il se voyait mal se déplacer avec son verre dans la main et puis sa petite amie lui avait dit d'y aller mollo. Il posa l'argent sur le comptoir, jeta un bref coup d’œil autour de lui et lorsqu'il s'aperçut de sa localisation. Il se dirigea lentement vers lui. Peut-être qu'ils pourraient conclure une nouvelle fois ? La première fois n'était pas mal il faut dire, il se souvient de lui comme étant un homme entrepreneur, un homme plus doux qu'il ne l'aurait imaginé. Il afficha un sourire idiot, oui, Nam Sun a un penchant pour les personnes plus particulièrement douces et attentionnées, il a toujours eu un faible pour ce genre de personne. « Oh, ma grosse peluche. » Il s'étala à côté de lui, passa ses bras autour des épaules du garçon et il tenta de lui embrasser la joue. Il était loin d'être ivre, il se sentait juste bien après avoir bu quelques verres, libre de gaffer et de mettre la faute sur l'alcool. « Tu t'enfuis ? Ou tu attendais tout simplement que je fasse le premier pas ? » Un petit rire traversa ses deux lèvres pulpeuses. « Comme la dernière fois. » murmura-t-il contre l'oreille de l’aînée de sa voix chaude.

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Wang C. Nye
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MessageSujet: Re: it takes two to get one in trouble.   Jeu 30 Mai - 21:57

Ma grosse peluche. Nye leva les yeux au ciel en pensant que faire comme s’il n’était pas là allait régler la situation et qu’il dégagerait rapidement. Que nenni, mon ami. Cette espèce de sangsue mythomane décida qu’il était tout à fait bon et normal de passer son bras autour de lui. Du contact. Il grimaça. Et comme si cela ne suffisait pas, ses lèvres se plantèrent sur sa joue. Un grognement sourd retentit au fond de sa gorge et celui qui se considérait comme la victime donna un coup d’épaule pour le faire partir. Rien à faire. Le chinois avait presque oublié combien les parasites étaient des créatures capables de s’agripper sans rien lâcher. Son visage se tourna vers son second, sourcil arqué sur son arcade et il l’écouta parler en se demandant s’il allait lui éclater un verre dans la tête maintenant ou après. Ce n’était pas évident d’attendre quand il était d’une insolente horripilante. Nye empoigna son verre et le porta à ses lèvres, décidé à finalement ignorer le sombre personnage à ses côtés. Quand sa voix lui parvint aux oreilles, un peu trop proche à son goût. Un long frisson secoua son corps entier et il manqua de s’étouffer dans son soda, posant durement le verre sur la table en le faisant claquer. Le jeune homme s’éclaircit la voix afin de se donner de nouveau une bonne présence et finit par se retourner vers l’autre, le regard las. Alors, comment allait-il s’y prendre ? De la manière forte ou en étant l’adorable et bien élevé petit garçon qu’il était ? Aucune des deux. Un léger sourire en coin vint se dessiner sur les lèvres du plus âgé et il se rapprocha – c’était un mal pour un bien. L’une de ses mains vint se poser sur la bouche du plus bronzé des deux et il colla son front contre le sien, pensant qu’en lui parlant droit dans les yeux les choses lui rentreraient plus facilement dans la tête. « Je n’ai rien fait avec toi. » Il n’y avait jamais eu de dernière fois, abruti.

Pas qu’il n’en aurait pas envie, au fond, mais c’était la vérité. Il n’était même pas en train d’essayer de nier une relation hasardeuse avec le garçon en question, non. Ce n’était pas son genre. S’il avait eu le loisir de finir dans le même lit que Namsun, il s’en serait très certainement rappelé. Et pas qu’un peu. Nye ne se considérait pas en tant qu’homme sexuel. En fait, il ne savait pas trop bien ce qu’il était. Il savait juste qu’il y avait des hommes qui lui plaisaient au même titre que les femmes. Néanmoins, il n’avait jamais rien fait avec ceux de la première catégorie. Il se contentait de regarder de loin, se dire que c’était parce que certains d’entre eux possédaient un charisme puissant qu’il aurait aimé arborer lui-même. Mais quand des types du genre du coréen se ramenaient faire les fiers d’ébats n’ayant jamais existé, il se demandait si au fond y’avait pas un peu autre chose. De toute façon, il s’en moquait. C’était le cadet de ses soucis. Si jamais il devait un jour finir au lit avec un gars ? Then, so be it. Ses parents hurleraient très probablement, mais ils le harcelaient déjà assez pour qu’il soit un Golden Pupil de merde alors un peu plus un peu moins … Quitte à être une déception, autant l’être jusqu’au bout. Le chinois souffla en se décollant du plus jeune, laissant sa main retomber sur la banquette. Et voilà, notre petit Nye était tout déprimé maintenant. Parler de ses parents, penser à ses parents était le bon sujet pour le rendre tout triste et aussi agréable qu’une … qu’une peluche, au final. Au moins, l’avantage était qu’il n’était désormais plus irrité par le jeune coréen au contact un peu trop rapproché. Mais puisque le contact humain ne l’avait jamais dérangé plus que cela, il le laissa garder son bras là où il était. En priant très fort un dieu inexistant qu’il ne prenne pas cela pour une invitation à aller plus loin. « Je sais même pas comment tu t’appelles. » Admit-il en baissant les yeux. Le plus âgé était persuadé que cette petite sangsue n’était pas quelqu’un de franchement méchant. Il avait probablement dû picoler comme un attardé et finir sa soirée avec un gars dont il ne se rappelait même pas. Et bien sûr, son cerveau ( sans doute ô combien développé ) avait assimilé l’innocent Nye au dépravé coup d’un soir – c’était la seule explication qu’il avait trouvé pour justifier le fait qu’il se méprenne à tel point de personne.

Son coude vint s’appuyer sur la table et il posa sa joue contre la paume de sa main, ses yeux blasés et vides de toute émotion scrutant d’un air presque absent le jeune homme à côté de lui. D’une voix abattue, il marmonna sans prendre le temps d’articuler. « Si j’avais fait quoi que ce soit avec toi, j’m’en souviendrais. Peu importe le taux d’alcool que j’aurais dans le sang. » C’était une légère petite tentative subtile de le flatter sans vraiment le complimenter non plus. Ses petites lèvres cherchèrent la paille qui flottait dans son liquide gazeux, disparaissant au fur et à mesure qu’il aspirait. « Et tu te souviendrais de mon prénom. » Conclut-il en haussant un sourcil d’un air amusé, ne se souvenant même plus s’il lui avait dit auparavant ou non. Nye n’était pas quelqu’un qui aimait se faire oublier, et il se plaisait à croire qu’il n’était pas un assez mauvais coup pour qu’on le zappe complètement une fois la partie finie. Et visiblement, celui qui s’était envoyé en l’air avec l’étranger à ses côtés non plus, puisque celui-ci revenait pratiquement en redemander encore. Dommage pour lui qu’il se trompe d’interlocuteur. Le chinois étendit sa main et vint caresser du bout des doigts la mâchoire de Namsun avant de prendre son menton entre son pouce et son index. « Donc, j’aimerais que tu restes discret et poli quand tu t’adresses à moi. Tu ne fais pas encore partie de ceux qui ont été assez intimes avec moi pour venir embrasser ma joue. » Il ne s’agissait pas d’une menace, à vrai dire, le côté espiègle remonté à cause de la nostalgie de son passé refaisait surface. Ce n’était pas comme si le coréen balançait des immondes rumeurs ou autre sur lui non plus. Il se plantait juste de personne. Ce n’était pas méchant. Nye n’avait pas de raison de se mettre en colère pour si peu – ou alors c’était son état pas encore tout à fait réveillé qui le faisait penser ainsi. Parce que la première fois où il était venu se frotter à lui de manière indécente ( non, il exagérait. ) l’envie de lui casser un bras avait été forte. Heureusement qu’il avait un self-control admirable, et surtout assez de cervelle pour se rendre à l’évidence : casser le bras à quelqu’un de plus grand et plus musclé que vous était forcément une mauvaise idée.

Ses longs doigts sur le bas de son visage bougèrent et, de cette manière, son index vint se poser sur ses lèvres pulpeuses, lui signalant de se taire. Le blond avait toujours une manie un peu étrange de devenir familier rapidement avec les personnes qui le fascinaient ou l’intéressaient. Et le fait était là, le coréen l’intéressait un peu. Assez pour qu’il puisse se permettre du contact rapproché sans penser à mal. Le bruit désagréable d’un verre fini parvint à ses oreilles et son regard se tourna vers son verre désespérément vide. Il grimaça légèrement, lâchant sa paille pour venir se redresser, laissant sa main retomber dans le vide au passage. « Si tu insistes, il se pourrait que je me fâche un petit peu. » Termina-t-il gentiment en venant croiser ses bras sur sa poitrine. En outre, il fallait profiter des instants de bienveillances du jeune étudiant avant que sa mélancolie ne revienne au galop et ne dévaste sur son passage toute l’amabilité qu’il pouvait avoir envers les humains.

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Kim Nam Sun
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MessageSujet: Re: it takes two to get one in trouble.   Sam 1 Juin - 22:57

    Il avait beau nier. Il avait beau faire comme si de rien était, Nam Sun était persuadé que c'était lui, l'homme qui lui avait fait autant de bien. Celui qui c'était montré si tendre, si attentionné, parfois même drôle. Il l'entendait encore rire, il les voyaient encore allongés sur le ventre, Nam Sun à moitié endormi sentait les doigts du jeune homme passait dans chacune de ses racines, il l'entendait lui murmurer des conneries. Aujourd'hui encore, il n'arrivait plus à distinguer son visage, mais maintenant il était sûr. Ça ne pouvait être que lui. La première fois où il l'avait vu à l'université, il avait eu comme un déclic, cette étincelle qui vous dit que cette personne ne vous est pas inconnu et qu'il vous faut l'aborder. Apparemment, son interlocuteur, ne l'avait pas reconnu, son visage bourré d'incompréhension, il lui faisait même comprendre que ça ne pouvait pas être lui. Est-ce qu'il osait lui faire comprendre à sa façon qu'il délirait ? Ou peut-être qu'il avait honte d'avoir coucher avec un homme et encore là il doutait que ce soit ça. Le visage de l'autre se rapprocha du sien, sa main se plaqua délicatement contre sa bouche l'empêchant de l'ouvrir, son front se colla doucement au sien et les mots qui sortirent de sa bouche firent doucement sourire le coréen. « Je n’ai rien fait avec toi. » Et moi, je couche avec des pigeons, aurait-il voulu lui flanquer au visage avec sa mine de gamin arrogant. Têtu comme une mule. Nam Sun prit ses distances après avoir jetait un coup d’œil à droite puis à gauche, il ouvrit sa bière et en avala une petite gorgée. « C'est drôle de voir à quel point tu persistes. » Il posa la petite bouteille sur la table et laissa jouer ses doigts sur l'objet. Voilà qu'il essayait de se remettre en question, voilà qu'il essayait de se rappeler de la soirée en générale. Où est-ce qu'il était encore ? Oh oui, c'était ça ; La nuit était tombée, le défilé venait de s'achever et la soirée ne faisait que commencer, l'alcool, les jolies filles qui lui tournaient autour, il en avait vu de toutes les couleurs et puis lui...assit sur ce tabouret à zieuter attentivement sa montre. Nam Sun ferma les yeux, un soupir de frustration s'échappa de sa jolie bouche, comment pouvait-il avoir autant bu. Normalement il se souvenait au moins de la personne avec qui il couchait. C'était une base ! Et s'il se trompait ? Si cet homme n'était personne? Il jeta un coup d’œil en sa direction, il serait vraiment dans un pétrin pas possible. Il se sentirait ridicule et mort de honte. Il classerait cette expérience dans les pires expériences de sa vie pour tout vous dire ! Il deviendrait catholique par la suite, suivrait les conseils du bon Dieu de sa copine et lui jurait une fidélité ardue pour le restant de sa vie. Il se laverait de ses pêchés, de toute cette saleté. Il porta sa bière à ses lèvres sans pour autant avaler une gorgée. Il réfléchissait, il réfléchissait tellement qu'il commençait à en avoir mal à la tête.

    « Je sais même pas comment tu t’appelles. » Ça ne l'étonnait pas. Aucune de ses aventures d'un soir ne savait son prénom – sauf s'ils s’intéressaient un minimum à la mode – mais ça n'était pas souvent le cas. Il ne connaissait pas non plus le sien, mais c'était surtout parce qu'il ne s'y était pas intéressait sa personne. Il était beaucoup trop éclaté pour demander quoique ce soit de toute façon et même s'il lui avait dit, il l'aurait oublié. Il ne le regardait plus, il admirait ce point invisible juste devant eux, toujours à réfléchir, toujours à se questionner sur les événements de la soirée. « Si j’avais fait quoi que ce soit avec toi, j’m’en souviendrais. Peu importe le taux d’alcool que j’aurais dans le sang. » Nam Sun haussa un sourcil en tournant légèrement le regard vers le garçon. « C'est quoi ? Un compliment ? » Il se contenta de hausser timidement des épaules et de boire une nouvelle gorgée de sa boisson. Ce genre de petits compliments avaient le bon de le faire taire pour de bon, il devenait tout sage, tout discret. Il avait presque envie de se terrer dans un trou. « Et tu te souviendrais de mon prénom. » Il insinuait en quelque sorte qu'il était pratiquement impossible qu'ils aient couchés ensemble. Il ne rêvait pas ? Il lâcha un soupir agacé. « Tu crois vraiment que je cherche à savoir le prénom de toutes les personnes avec qui je couche ? Je n'aime pas me présenter. » Si tu me connais tant mieux, sinon tant pis, voilà comment il aurait voulu terminer sa phrase. Et puis en quoi ça l'avancerait de connaître son prénom de toute façon ? Il ne comptait pas le séduire, il n'avait aucune vu sur lui même s'il devait admettre qu'il n'était pas si mal. Il se massa les tempes, il n'avait pas à se souvenir de ce mec, logiquement il n'aurait jamais dû faire le premier pas pour en redemander encore. Ça voulait dire qu'en quelque sorte il était « intéressé ». Cette simple pensée le tuait. Il aurait dû y réfléchir avant de revenir vers lui. Il devait avoir l'air bien con. Finalement, il se demandait si Dieu voulait le plomber jusqu'au bout maintenant qu'il était au courant de son infidélité. Lui qui pensait s'être bien caché. Le contact de sa peau avec l'homme sans nom le fit soudainement sursauter. Il rêvait ou il était bel et bien entrain de lui toucher le visage. Il redressa la tête lorsque ses doigts s'arrêtèrent au niveau de son menton. Donc, j’aimerais que tu restes discret et poli quand tu t’adresses à moi. Tu ne fais pas encore partie de ceux qui ont été assez intimes avec moi pour venir embrasser ma joue. » Les paroles du garçon repassèrent en boucle dans sa petite tête, il se permit même de plisser les yeux et de laisser un rire silencieux s'échapper, il était presque devenu incontrôlable. C'était la première fois qu'on lui parlait de cette façon, il n'y croyait tellement pas. C'était une blague pour lui. Au final venir à sa rencontre lui aura fait oublier le passé. C'était bizarre. Il eut un léger mouvement de recul et s'essuya d'un revers de main le menton comme s'il l'avait tâché. Le contact hors-sexe ne lui plaisait pas du tout et même si on portait le prénom de sa magnifique petite-amie. Il reprit sa bière, en avala une autre gorgée. « Excuse-moiiiiiiii grosse peluche. » Il se bidonnait de rire, n'arrivant même plus à boire correctement, il se tâcha même le t-shirt sous l'excès de rire.

    Les minutes passaient et il ne comprenait toujours pas, pourquoi avait-il cette sale manie de lui toucher le visage ? Son visage lui montrait clairement que ce genre de contact ne lui plaisait pas – ouais il aime faire chier le monde mais quand ça le concerne pas touche – il pouvait peut-être faire un effort, après tout il avait couché avec cette personne, non ? Tu n'as pas couché avec lui Nam Sun ? Vous avez fait bien pire cette nuit là. Alors quoi ? C'est quoi le problème ? Il n'est plus à ton goût ? Tu ne peux pas mentir, la première fois que tu l'as vu, tu lui as trouvé énormément de charme, encore aujourd'hui tu le penses, à l'instant même tu le penses. « Si tu insistes, il se pourrait que je me fâche un petit peu. » Pourquoi il n'arrivait à le trouver crédible ? Pourquoi avait-il envie de rire ? Parce qu'il était trop mignon pour avoir des crocs ? Cette pensée lui arracha un immense sourire. « T'es super flippant, bambi. » commença-t-il après avoir appelé le barman pour qu'il remplisse le verre de sa nouvelle compagnie. Puis il reprit : « Et arrête de me toucher le visage, je déteste vraiment ça bordel. » Bien sûr qu'il était agacé, on aurait dit un enfant. Il lui attrapa la main la plus proche et la zieuta un moment. « Ne recommence pas où ma bouche ne s'écrasera pas seulement sur ta joue précieuse Bambi. » Ce nouveau surnom lui plaisait bien ou c'était peut-être l'alcool qui lui faisait aimer ce genre de conneries. Il approcha subitement son visage de celui du garçon, sa bouche proche de la sienne, ses yeux plantaient dans les siens. « Tes lèvres ou peut-être ton cou, qui sait ? Alors fait gaffe toi aussi. »

    « Il t'arrive de participer à certains défilés de mode ? » Il allait droit au but. Il zieuta attentivement le chinois, ses bras croisés contre sa poitrine, ça l'éclairerait peut-être un peu. Il se trompait peut-être au final, il y avait de quoi douter. Ce mec le rejetait totalement, il le prenait de haut alors qu'il s'était agenouiller pour le sucer ? Ça ne pouvait pas être possible.


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Wang C. Nye
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MessageSujet: Re: it takes two to get one in trouble.   Dim 2 Juin - 14:58

Non, c’est drôle de voir à quel point tu persistes, eut-il envie de répliquer. Mais se doutant bien que cette conversation ne mènerait à nulle part si ce n’est d’avoir les deux enfants au corps d’homme se renvoyer la balle sans jamais avoir un argument valable, il garda ses mots pour lui. Il ne souffla pas, ni ne prit une mine désespérée par l’attitude du jeune coréen, se contentant juste de laisser ses prunelles profondément accrochées dans celles de son arrogant cadet. Nye ne détestait pas les arrogants, il ne détestait pas non plus les personnes orgueilleuses. Ce type de personne qui pourraient être catégorisées comme provocantes voire insupportable par la plupart de leurs interlocuteurs ne dérangeait pas le jeune chinois. Bien sûr, moins il croisait de gens qui le prenaient de haut, mieux il se portait. Néanmoins, tant que l’on n’essayait pas d’avoir une emprise dominante sur lui, ce n’était pas un souci. Tant qu’on ne le rabaissait pas, il restait calme. Alors l’insolence de Namsun lui était égale, cela pourrait presque le faire marrer s’il n’était pas là, à déblatérer dix milles choses fausses sur lui. A la place, cela le laissait juste songeur. La seule certitude qu’il avait dans cette histoire était celle-ci : ils n’avaient pas couché ensemble.

« Cela dit, j’aime bien savoir le nom de celui qui prétend m’avoir pris à tort. » Sourit-il avec une once d’amabilité. Les sourires de Nye étaient nombreux. Il était facile d’étirer ses lèvres et de prétendre de l’amusement, du bonheur ou quelconque qualité bénéfique. Il ne comprenait pas ceux dont le visage était constamment fermé, ceux qui étaient toujours trop las pour ne pas illuminer leur visage. Qu’est-ce que cela coutait, un sourire, franchement ? Sa mère était ainsi. Stricte et sévère, aucune lueur dans les yeux. Ah, pour sûr, cette femme était loin d’être ridée. Vidée d’expression comme elle était. Constamment froide. Méchante. Parmi les rares personnes que le jeune blond ne supportait pas, ce type d’homme lui sortait par les yeux. Heureusement pour lui, Namsun n’avait pas l’air d’être de ce genre-là. Cela faisait à peine quelques minutes qu’il le côtoyait, et il avait déjà eu l’occasion de le voir sourire. Ceci enfonçant son hypothèse comme quoi il ne devait pas être un profond connard – ou du moins pas tant que ça. Il n’en avait aucune idée, mais c’était une impression. Il n’était pas méchant. Il était juste un peu paumé et se mélangeait dans ses conquêtes. Franchement, quel homme au monde avait souvenance de chaque personne passée dans son lit ? Personne. Même Nye qui n’était pas l’homme le plus sexuellement actif au monde n’avait pas connaissance de tous ses exs. Toutefois, il était sûr et certain qu’il n’irait jamais insister auprès d’un homme qui lui assurait qu’il n’était pas celui qu’il espérait. Dans un sens, le jeune chinois avait de quoi être flatté : il n’était pas assez moche pour qu’il puisse l’éviter, n’est-ce pas ? Après tout, peut-être qu’au fond cette nuit-là avec cette personne avait été une erreur et qu’il n’avait plus envie d’avoir quoi que ce soit à faire cette faute. Mais même pas. Il était là, près de lui, à se méprendre. Cela avait quelque chose de légèrement attachant. S’il le pouvait, l’héritier des Wang lui aurait pincé les joues de la même manière que l’on le faisait aux enfants pour lui dire qu’il était bien mignon mais qu’il se plantait.
Mais il y avait neuf chances sur dix pour qu’il le prenne très mal.

« Ta grosse peluche n’est pas ici. » Souffla-t-il d’amusement en voyant son interlocuteur se marrer tout seul. Quoi ? Est-ce que l’étudiant avait dit quelque chose de si drôle ? Peut-être songerait-il à entamer une carrière en tant que comique, du coup … Il secoua la tête. Il était chinois. Il ne rigolait pas beaucoup de même qu’il n’était pas la personne la plus marrante du monde – oui, il aimait bien s’affubler lui-même les préjugés de son peuple. Son bras s’étendit et il attrapa une serviette dans le distributeur à ses côtés pour venir la poser sur son tee-shirt. Un vrai gosse, il fallait le nettoyer, maintenant ? Dommage que Nye ne possédait pas de bavoirs dans son sac … ah mais oui, il n’avait pas de sac de toute façon. Il était plutôt agréable comme type, et serviable – enfin, non, ça dépendait avec qui. Mais avec Namsun il en avait envie. Il lui faisait l’effet d’un homme un peu perdu et seul. Allez savoir pourquoi. Le chinois était plus facilement sympathique avec ceux qui ne rayonnaient pas de bonheur. Bon, il ne disait pas non plus que le brun était la personne la plus triste au monde, mais un petit quelque chose au fond de l’étudiant lui disait qu’il faisait bien de ne pas le détester directement et se comporter de manière plus ou moins froide avec lui. Il le faisait vraiment peu souvent. Détester les gens d’entrée. Mais ce n’était pas n’importe qui qui pouvait venir l’approcher en prétendant avoir couché avec. C’était clair. Ses doigts appuyèrent sur la serviette afin qu’elle s’imprègne du liquide avant qu’il ne pénètre les mailles du tissu mais il semblait un peu tard. Cela n’avait pas été d’une grande utilité. Tant pis. Il aurait essayé.

L’alcool était vraiment un fléau. Nye n’arrivait pas à comprendre comment on pouvait constamment en ingurgiter – même s’il le faisait lui-même. Il se demandait pourquoi un réflexe naissait dans les humains, les poussant à songer qu’avec de l’alcool dans le sang, la soirée serait forcément meilleure. La simple et stricte vérité étant en réalité que cela détruisait vos neurones, vous ôtait votre mémoire et, en plus de cela, vous faisait agir de manière inconsidérée. Combien de jeunes filles prudes et innocentes avait-il vu devenir de vraies furax en manque de sexe une fois imbibées d’eau toxique ? Des hommes originellement timide se transformer en bête obscènes ? Beaucoup trop pour avoir un avis favorable à ce sujet. Néanmoins, il en consommait lui-même. Il avait expérimenté à plusieurs reprises d’être le seul sobres au milieu de personnes mentalement loin et le résultat avait été un mois seul dans sa chambre, à tourner à l’eau. Dans les deux cas il se faisait chier. M’enfin, le jeune homme sous ses yeux semblait tenir une sacré couche en cette matière. Le blond pouvait sentir son haleine et elle ne sentait pas le chewing-gum mentholé. L’odeur de l’alcool ne le dérangeait pas, ce qui l’empêchait de grimacer à chaque fois qu’il ouvrait la bouche.
Et le voilà qui se foutait de sa gueule.

« Tu peux avoir peur. » Répliqua-t-il en étirant ses lèvres jusqu’à ce que ses yeux bridés se transforment en demi-lunes. La famille Wang possédait plus de la moitié des dojos chinois, et quelques-uns au Japon. Parmi toutes les matières insupportable qu’il avait dû supporter tout au long de son éducation ( apprendre à coudre, savoir servir du thé ... ) l’une d’elles avait été inévitablement les arts martiaux dans toutes leurs déclinaisons possibles. Ses études d’archéologie n’étaient qu’un rêve qu’il touchait du bout des doigts. Lui possédait un désir ardent de quitter l’Australie pour l’Egypte et aller faire des recherches – mais ses parents ne le laisseraient probablement pas faire. Il devait reprendre le flambeau, étendre la puissance de la famille Wang à travers tout le Japon, probablement mettre un pied en Corée du Sud, à Taiwan, en Thaïlande surtout … Bref, il avait du boulot. Il fut tiré de ses songes par Namsun qui lui tenait la main, lui ordonnant de ne plus toucher son visage. Nye haussa les épaules en faisant une moue. Alors il était le seul à aimer le contact ? Tant pis. Le chinois ne bougea pas d’un poil, ne trouvant pas nécessaire de tirer comme un malade pour récupérer sa main. Et puis il commença à le menacer et à s’approcher. Une chose qui plaisait un peu moins à l’héritier. Il plissa les yeux, commença à reculer son visage mais n’eut pas franchement le temps de bouger quand il se rendit compte que l’autre n’avait pour le moment pas l’intention de violer ses pures lèvres roses. Originalement, il aurait été amusé. Il lui aurait même lancé un Je te mets au défi … mais dieu seul savait ce qu’il pouvait se passer avec un homme alcoolisé face à vous qui était persuadé d’avoir couché avec vous et qui ‘menaçait’ de vous embrasser.

Tu parles d’une menace merdique.

« Alors je te fais envie tant que ça ? » Sourire en coin. C’était sorti tout seul. « T’aurais même pas besoin de me menacer, tu peux garder ça pour ta peluche adorée parce que Bambi préfère les doux petits lapins aux méchants chasseurs. » Il récupéra sa précieuse main pour venir croiser ses bras sur son torse, coupant le contact visuel en haussant de nouveau les épaules, les yeux rivés vers l’extérieur. « Merci. » Pour le verre. Ses lèvres vinrent enserrer de nouveau la paille et son regard retourna sur le jeune homme dès qu’il lui parla de défile. Dans son entourage, personne n’était vraiment féru de mode. Bien entendu, ils aimaient pratiquement tous être à la mode ou avoir un style particulier – comme tout le monde – mais jamais au point d’aller voir des mannequins défiler sur un podium en portant des créations de grands stylistes, nope. Au fond, ce n’était pas que Nye n’y portait pas d’intérêt, c’était simplement qu’il n’y avait jamais songé et que dans ses amis aucuns n’y pensait non plus. « Pourquoi, tu m’invites ? » Demanda-t-il en souriant. Le seul défilé qu’il avait vu de sa vie était un amateur, organisé par une connaissance de ses parents qui souhaitait se lancer dans le stylisme – et pour être sincère la seule chose dont le chinois avait eu envie à cet instant-là, c’était qu’un mannequin se rétame pour que cela fasse un peu d’animation. Il s’en était presque endormi, ses longs doigts pianotant sur son téléphone avant que sa mère ne le frappe au visage pour se montrer impoli. Il en avait été puni pendant trois semaines. « Je n’ai pas eu l’occasion d’en voir ici, non. » Répondit-il après un petit silence. « Je suis plutôt du genre à aller squatter la bibliothèque pour dormir, vois-tu. J’aime bien traîner sur la plage et fouiller le sable. » Expliqua-t-il sans se rendre compte qu’il avait vraiment l’air d’un pauvre mec ennuyeux. De toute façon, on le lui disait souvent. Qu’il était ennuyeux. Il enfourna sa main dans sa poche et en extirpa un paquet de cigarettes qu’il déposa sur la table, cherchant vainement un briquet dans sa poche. Il l’avait oublié. Pauvre con. Il souffla. Ses yeux se levèrent au ciel et il retourna subitement sa tête vers le coréen. « Ah, mais je connais deux ou trois nanas dans le milieu. » Bien sûr, c’était bien connu que beaucoup d’entre elles passaient leur temps à ingérer de la drogue. Généralement, Nye ne s’occupait pas de la vie de ses clients, mais quand il avait le loisir de les voir dans des magazines de lingerie, il n’était pas difficile de deviner ce qu’elles faisaient. « Pourquoi, t’as envie de serrer un mannequin, maintenant ? » Pouffa-t-il en haussant un sourcil. Ses deux mains se posèrent sur le torse du jeune brun et il descendit doucement sur ses cuisses, tapotant ses poches pour savoir si un briquet traînait par là. Mais rien. Un téléphone, sans doute, des clefs peut-être, mais rien qui ne ressemblait à un briquet. Quelle poisse il avait aujourd’hui. Son visage se leva de nouveau vers le sien et il esquissa un sourire taquin en se rendant à peine compte de ce qu’il venait de faire. « T’as peut-être pensé que j’allais toucher autre chose ? » S’amusa-t-il. Qu’y pouvait-il si Namsun l’amusait beaucoup ? Pas dans le sens jouet qui passe le temps, dans le sens vraiment. Son attitude. Il le trouvait drôle. Peut-être un peu malgré lui. Mais ce n’était pas souvent qu’un énergumène pareil venait l’aborder. Ses mains rompirent contact et il posa ses deux coudes sur la table, venant engouffrer la paille dans sa bouche en se marrant à moitié. Je le ferais peut-être si t’es pas trop chiant. Songea-t-il, mais ne trouva pas utile de le dire à voix haute. « Ça y est, tu commences à te dire que je ne suis finalement peut-être pas celui que tu crois ? » Demanda-t-il curieusement en tournant ses yeux chocolat vers ses lèvres. « Je m’amuse plutôt bien. » Ajouta-t-il en laissant son visage s’éclairer d’un sourire. « Et je ne t’en veux pas, bien sûr. Tu rends ma journée moins chiante. Oh, et je m’appelle Nye. J’espère que t’oublieras pas. »

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